

VENIR À LA MAISON DU PASSAGE À MEILLON PRÉS DE PAU
Quelques jours pour laisser le temps faire aussi sa part.

la Maison du Passage
On peut parler pendant deux heures.
Mais certaines choses demandent davantage de temps.
Parce qu’arriver quelque part ne signifie pas nécessairement être déjà arrivé.
Il faut parfois une première journée simplement pour arriver. Poser ses affaires. Marcher. Dormir. S’habituer au silence. Laisser progressivement les préoccupations et les habitudes prendre un peu moins de place.
C’est pourquoi les séjours à la Maison du Passage durent généralement de deux à cinq jours.
Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour venir ici. Une décision, un changement, une relation, une étape professionnelle, une page qui se tourne peuvent suffire.
Parfois, il n’y a même pas de question précise. Seulement l’intuition qu’il serait bon de s’arrêter quelques jours.
UN LIEU À SOI
Pendant votre séjour, la dépendance de la propriété est votre maison.
De grands espaces, plusieurs chambres, des salons, une cuisine, un bureau. Dehors, le parc, les arbres et les chemins qui longent les berges du Gave de Pau.
Ici, votre temps n’est pas organisé pour vous.
Vous pouvez marcher, lire, écrire, dormir, réfléchir, travailler si vous en avez besoin ou simplement ne rien faire.
Ce rien fait aussi partie du séjour.
Il n’y a ni programme identique pour chacun, ni atelier obligatoire. Parce qu’il n’existe pas deux personnes qui arrivent ici avec la même histoire.
UNE PRÉSENCE, SANS OMNIPRÉSENCE
Je vis sur la propriété, dans la maison principale. Je suis donc présent pendant votre séjour, mais je ne suis pas là pour remplir vos journées.
Chaque jour comporte un véritable temps d’échange. D’autres moments peuvent naître naturellement : une marche, un repas, une conversation qui se prolonge.
Et puis chacun retrouve son espace.
Depuis près de quarante ans, j’accompagne des personnes traversant des moments très différents de leur existence.
Je n’ai pas de méthode que j’applique à chacun.
J’écoute. Je questionne. Je partage parfois une expérience, une réflexion, une histoire ou un livre.
Avec le temps, j’ai appris aussi à percevoir, derrière ce qui m’est raconté, ce qui parfois ne se dit pas encore : une contradiction, un lien, une évidence oubliée, quelque chose que la personne porte déjà en elle sans parvenir à le voir. Je le lui restitue simplement, pour qu’elle puisse à son tour le regarder.
Je ne suis pas là pour décider à votre place.
Je crois davantage à la question juste qu’à la réponse toute faite.
